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est retranscrit içi le compte rendu de Hermine (qui écrit merveilleusement bien, vous verrez !)
LE CAMP DE PÂQUES : UN CAMP DE FOUS !!!!!!!
Pour son camp de Pâques, la patrouille du Fou de Bassan est partie trois jours en Bretagne admirer son totem. (eh oui ! trop la classe…)
Samedi 8 avril, le lever est rude pour les guides (6h30) ! Mais la joie de partir en camp efface vite ce désagrément et la patrouille se retrouve au complet, avec sacs, gamelles et intendance devant la gare Chantiers à 8 heures. Un dernier " au revoir !" des parents, petit achat d’importance tout de même : des pellicules photos pour immortaliser ce camps… et nous avons juste le temps de sauter dans le train en direction de Paris- Montparnasse. A la gare, nous posons nos sacs, le temps de vérifier l’heure et le quai du train. Pas question de se tromper et d’arriver à Lille, Nantes ou Strasbourg !
Dans le train, certaines se passionnent tout de suite pour les carnets de SuDoKu disposés sur les tablettes. Anne commence à mitrailler, décidée à prendre le maximum de photos. La conversation s’oriente sur les livres et les commentaires passionnés fusent de tous côtés. Nous déjeunons tôt : vers midi, car le train arrive à 12 h 21 à la gare de Guingamp. C’est l’argument officiel mais la réalité est autre : nous sommes affamées !
Nous n’oublions personne dans le train et encore moins le plus important (à savoir: l’intendance). Le TER pour Lannion arrive dix minutes plus tard pour les vingt dernières minutes de trajet.
Quand nous débarquons à Lannion… il pleut à verse ! Enfin, les avis sont partagés : pour certaines, il bruine à peine, pour les autres, il pleut. Finalement, c’est trempées que nous arrivons à l’Auberge de Jeunesse pour déposer nos sacs le temps de visiter la ville. Nous avons rendez-vous au monastère Sainte Anne où réside une communauté d’augustines. Nous discutons joyeusement et les sœurs nous demandent un chant. Nous entonnons " l’Etoile au grand large ", un chant superbe. Puis une sœur nous guide à travers le monastère et nous admirer le parc, malheureusement défigurés par la création d’une médiathèque et l’agrandissement d’une maison de retraite. Nous nous recueillons quelques instants dans la chapelle, avant de finir la visite et saluer les sœurs.
Marie-Cécile, Maylis et Claire vont faire un tour au supermarché plus effectuer les dernières courses. Pendant ce temps, le reste de la patrouille se promène en ville (c’est dingue : il y a plus de magasins dans ce trou pommé qu’à Versailles !). Nous achetons un petit drapeau breton, aussitôt fixé au staff ! Ensuite, nous retrouvons les autres pour un goûter bien mérité . Malheureusement, pas moyen de trouver une crêperie ouverte. Nous nous asseyons alors sur un muret de pierre pour déguster les gaufres apportées par Marie-Cécile.
Laetitia nous annonce la suite du programme : messe à l’église Saint -Yves à 18h30. Nous nous mettons gaiement en route. L’église est distante de deux ou trois kilomètres, trois fois rien pour la patrouille remontée à bloc. Nous devons néanmoins nous arrêter deux fois pour demander notre chemin et les bretons nous renseignent volontiers. Après une côte, nous débouchons près d’un groupe d’immeubles situé juste à côté de l’église (on l’avait pas vue !). Nous nous laissons tomber dans l’herbe, histoire de souffler un peu. Laetitia et Anne se retirent à l’écart discuter tranquillement. Grande nouvelle : Marie-Cécile, Maylis et Sybille vont recevoir leur totem. Marie-Cécile devient Belette, Maylis est Okapi, et Sybille, Coccinelle.
La patrouille se rassemble pour discuter de la veillée du camp sur le Mont Saint Michel. Les éclats de rire s’enchaînent à mesure des propositions comiques.
Il est l’heure de la messe et nous recouvrons notre sérieux. L’église Saint -Yves est une petite église moderne, reconnaissable de l’extérieur seulement par son clocher. C’est la fête des Rameaux et une dame nous engage pour la procession d’entrée. Claire est chargée de lire une partie de l’évangile de la Passion. On nous réserve un banc au premier rang. Pourtant quelques unes ont du mal à suivre, déjà fatiguées. Les enfants de chœur ne sont que deux, un garçon et une fille. Messe sketchique : le garçon à une aube 10 fois trop petite pour lui et la fille 5 fois trop grande… Nous apprenons par ailleurs que c’est la Journée mondiale de la Jeunesse, n’est ce pas ! Les fous rires sont parfois difficiles à retenir…
A la fin de la cérémonie, M. Perrier, le propriétaire chez qui nous logeons, vient nous chercher avec sa femme. Celle-ci prend Hélène, Hermine, Sybille et Maylis et les emmène directement à Pleumeur-Bodou. M. Perrier conduit les quatre autres à Lannion récupérer les sacs.
A l’arrivée, ô surprise (ô désespoir !) ! nous ne dormirons pas sous le tente. Les Perrier possèdent des chalets de bois équipés : chalet -cuisine avec gaz, couverts, et évier, chalet -salle de bain avec douche (nous ne nous en servirons pas), toilettes et lavabo. Ensuite viennent les chambres avec trois matelas pour les deux premières et deux dans le dernier.
Quand Laetitia, Anne, Marie-Cécile et Claire arrivent, l’installation est rapide. Nous commençons à préparer le dîner et répétons la veillée espionnage. Nous sommes un peu déçues de ne pas dormir sous la tentes mais nous n’allons pas nous plaindre…
Au menu ce soir : soupe, spaghettis bolognaises et compotes de pomme, Hum ! Que c’est bon !
Marie-Cécile et Claire assurent la coordination de la veillée et, après une longue préparation, annoncent le premier groupe composé de Laetitia, Hélène et Sybille. Elles présentent un bêtisier : un espion doit toujours…/un espion ne doit pas…. Puis Anne, Hermine et Maylis montrent le quotidien d’un espion plutôt paranoïaque : James de Bassan, dit le Fou et sa collègue, la jeune et blonde Maria.
La prière vient ensuite puis au dodo ! Nous étalons les sacs de couchages sur les lits et nous nous changeons rapidement car il ne fait pas chaud, loin de là. Quelques minutes plus tard, Maylis vient frapper à la porte d’Hélène, Sybille et Hermine. Une énorme araignée s’est introduite dans leur cabane et il faut l’écraser. Hermine se dévoue et trouve l’araignée près de la tête de lit, absolument dégoûtante avec son gros corps et ses petites pattes. Rassemblant son courage et ses forces, Hermine écrase héroïquement le monstre ave la chaussure fournie par Maylis. Tout le monde soupire de soulagement et retourne vite au lit sans s’attarder sur ce qu’il pourrait y avoir sous les autres meubles….
Le dimanche 9 avril, réveil à huit heures. Anne met son magnétophone en route pour s’assurer que personne ne se rendort. Nous nous habillons plus ou moins rapidement et sortons des cabanes, attirées par la bonne odeur qui s’échappe de la cuisine. Le petit-déjeuner est royal : céréales Yoo-hoo, brioche tranchée, Nutella, lait chaud ; étrangement, personne ne touche à la marmelade d’orange pourtant présente au milieu de la table. La vaisselle se fait promptement et on prépare les sandwiches pour le pique-nique du déjeuner.
M. Perrier nous entasse dans sa voiture et en route pour Ploumana’ch, d’où part les sentiers des Douaniers que nous nous proposons de suivre jusqu’à Perros-Guirec. Au début, les énormes rochers de la Côte de Granit Rose nous attirent irrésistiblement et nous les escaladons avec entrain. Soudain, malheur, où donc est passée Hermine ? Cris et appels fusent mais pas de traces d’Hermine. Finalement Marie-Cécile la retrouve, coincée sur un énorme bloc de rochers, avec la question suivante: comment descend-on ?
La patrouille, soulagée, reprend son chemin. Le soleil brille, la mer est bleue, magnifique, les oiseaux chantent, l’herbe est verte et la vie est belle. Nous croisons nombre de coureurs que nous saluons joyeusement (le petit trip du moment est de nous exclamer au moment où ils arrivent à notre hauteur, les sentiers sont étroits et pour ne pas les freiner nous crions…" attention…voiture ! " avec notre plus grand sourire). La présence de guides dans la région étonne un peu, car il n’y en a pas beaucoup dans les côtes d’Armor.
En chemin, nous rencontrons un parachutiste, ou plutôt… il nous survole, et nous l’applaudissons. Nous atteignons la plage de Perros-Guirec pour déjeuner. Marie-Cécile, Claire et Hermine se déchaussent et vont faire trempette dans la Manche. Brrr, l’eau est froide ! nous remontons à l’endroit où nous avons déposé nos sacs et entamons avec entrain notre pique-nique. Les sandwiches au pâté, les chips, les Babybels et les pommes disparaissent comme par enchantement. Un charmant toutou, joueur et surtout… aboyeur, vient nous tenir compagnie et ne nous lâche plus (grrr). Nous apprenons qu’il appartient à un restaurant de la côte et que c’est un habitué de la plage.
Nous avons une heure de détente et nous en profitons pour nous étaler sur le sable et bronzer. Il fait bon au soleil et la couleur de la mer nous laisse croire que nous sommes au Caraïbes (si si !).
A 14h30, nous levons le camp pour nous rendre à l’embarcadère situé au bout de la plage. Nous embarquons sur la vedette " Le Macareux " effectuer le tour des Sept -Iles et admirer les Fous de Bassan dans leur élément naturel. Nous subissons un léger retard car des clients se sont trompés de lieu d’embarquement et se font attendre. Enfin, nous levons l’ancre en direction de l’île du Rouzic où nichent les Fous de Bassan. Nous apercevons, en longeant l’île, une falaise presque blanche. Ce n’est pas sa couleur naturelle, elle est toute entière recouverte de nids de Fous de Bassan. Le guide nous apprend que plus de 17000 couples vivent là et nous explique l’origine du nom de l’espèce. Bassan est la déformation du nom de l’île d’où les oiseaux sont originaires et le qualificatif de fous leur a été donné par les pêcheurs. Ceux-ci voyaient les Fous plonger d’une trentaine de mètres et s’enfoncer profondément dans l’eau. Le Fou a la particularité d’avaler les poissons sous l’eau, aussitôt qu’il les atteint, de sorte qu’il remonte le bec vide. Les pêcheurs se disaient alors : " Il est fou, cet oiseau, il prend des risques à se rompre le cou mais il rate son coup à chaque fois ! ".
Placées à l’avant du bateau, nous profitons du vent et regardons la mer étincelante. Nous observons de nombreux oiseaux ; goélands, cormorans, huîtriers pie, petit pingouin mais pas de phoques car la mer est un peu agitée. Nous avons ensuite une pause de trois quarts d’heure sur l’Île au Moine. Nous en profitons pour nous abriter du vent derrière un muret et goûtons d’un quatre quart et de chocolat.
Nous reprenons la mer à l’heure dite et au bout de deux heures trente, de promenade extraordinaire, nous revenons à Perros-Guirec. Nous nous présentons au commentateur comme la Patrouille du Fou de Bassan et il nous serre chaleureusement la main car, dit-il " le Fou de Bassan est mon oiseau préféré. "
Nous faisons de nouveau quelques courses et dans une boutique de souvenirs, Marie-Cécile trouve le triskèle qu’elle recherchait depuis longtemps. Claire s’offre une hermine en pendentif.
Nous nous rendons au Palais des Congrès. Laetitia appelle Mme Perrier au téléphone pour lui demander si elle veut bien venir nous chercher car nous sommes trop loin de leur maison pour y retourner à pieds. Nous patientons une demi-heure.
De retour dans nos cabanes, nous préparons le dîner très simple : le reste de spaghettis, de la semoule, des poires et des ananas en conserve. Les grâces sont avalées avec les poires et trois guides partent sur la plage admirer le soleil couchant.
Ce soir, le thème de la veillée est Légende de la mer. Maylis et Sybille s’occupent de la coordination, Laetitia, Claire et Hermine jouent une aventure de Peter Pan avec bruitages et Anne, Marie-Cécile et Hélène présentent les ziboux. Elles se sont dessinées deux yeux et un nez sur le menton et, renversées en arrière, un foulard sur le nez et les yeux, nous avons l’impression que c’est leur menton qui devient vivant et qui raconte l’histoire. L’effet est à la fois effrayant et amusant. Nous sommes pliées en deux mais l’aspect des guides ainsi travesties est inquiétant.
Ensuite la prière est suivie du C.D.P. Peu de choses à dire sinon que la journée a été merveilleuse et les bonbons circulent.
Heureusement, au moment de dormir, les araignées se tiennent tranquilles et ne nous dérangent pas.
Lundi 10 avril, dernier jour, hélas, de notre camp, nous nous éveillons à 8 heures comme la veille. Nous mettons davantage de temps pour nous préparer car nous sommes fatiguées et il faut boucler les sacs. Malheureusement, un problème arrive : l’évier de la cuisine est bouché à cause des spaghettis et nous n’avons pas les moyens de l’arranger. De plus, à 8h45, le propriétaire arrive pour fermer les cabanons. Le lait est aussitôt versé dans nos gamelles car il chauffait dans une casserole du propriétaire. Nous sortons nos affaires en toute hâte et même davantage car nous nous retrouvons avec une boite en bois, une couverture, des brosses à dents et dentifrices en trop ! Nous déjeunons sur la terrasse, copieusement comme la veille. Le Nutella en moins, tout de même, nous n’avons pas eu le temps de le décongeler. Normalement, avant de partir, nous devions visiter Ile Grande et la Ligue Protectrice des Oiseaux (L.P.O). Cependant, en cette saison, elle n’ouvre que de 14h à 18h. Un oh ! de déception accueille la nouvelle, puis, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous décidons d’aller nous promener sur la baie tant que la mère est basse. Le temps est gris et un vent froid souffle mais marchons gaiement sur le sable mouillé avec forces contorsions et sauts pour éviter les trous d’eau. A 11h, il est l’heure de déjeuner si nous voulons arriver à temps à Pleumeur-Bodou pour prendre le car de Lannion. Trois guides remontent aux cabanons chercher le pique-nique et nous mangeons dans le sable, faces à la mer. Au menu : saucisson, chips, camembert, pommes.
Nous remontons chercher nos sacs et partons définitivement cette fois. La marche jusqu’à Pleumeur est longue et nous avons peu de temps. Nous nous répartissons les sacs d’intendance et Marie-Cécile et Anne se chargent des gamelles. La pluie nous surprend en chemin, pas trop forte cependant. Nous faisons une pause et les gamelles changent de mains : Laetitia et hermine les prennent. Pleumeur-Bodou n’est plus très loin à présent et le bus passe à 13h13.
Nous attaquons une longue montée, épuisante.
Au moment où nous atteignons le sommet, le car nous double sans s’arrêter. Nous l’avons raté à deux minutes ! Un moment de découragement s’ensuit. Nous partons en quête de l’office de tourisme de la ville. Laetitia décide d’appeler un taxi et commence par en demander deux. Devant l’étonnement de la compagnie, elle explique que nous sommes huit guides avec leurs gros sacs. Pas de problème, la société de taxis noue envoie un minibus dans trois quarts d’heure. Nous patientons, à l’abri du vent, en achevant le quatre quart, une tablette de chocolat et des bonbons. Puis nous nous installons devant l’office de tourisme. Le taxi finit par arriver et nous le chargeons rapidement avant de nous asseoir. Le trajet jusqu’à Lannion se fait en douceur et en moins de dix minutes, on nous dépose devant le monastère Sainte Anne. Nous récupérons nos affaires et marchons jusqu’à la gare. Là, nous avons un peu moins d’une heure d’attente pour le train de Plouaret-Trégor d’où part le TGV pour Paris. Anne, Laetitia, Hélène et Hermine feuillettent le Diapason de Sybille, Claire et Maylis s’amusent et Coccinelle fait un petit somme. Marie-Cécile est déjà repartie dans sa famille.
Le train arrive, un TER comme samedi. Il nous dépose à Plouaret-Trégor. Le TGV ne se fait pas attendre et nous prenons nos places avant de nous retrouver au même endroit. Laetitia, qui a trouvé une coquille Saint-Jacques propose de l’attacher au staff et d’écrire à l’intérieur BZH, l’abréviation de Breizh, qui signifie Bretagne. Sybille fait répéter Maylis et comprend " Baiser de Vache ! " Fou rire dans le compartiment et explications. Claire descend la première à Lamballe. Un grand merci à Mme Boüan, qui nous a laissé des pains au chocolat, des croissants et des tablettes de chocolat ! Puis c’est au tour d’Hélène et Anne de descendre à Rennes. Laetitia, Maylis, Sybille, et Hermine piquent un petit somme pour récupérer. Au réveil, nous présentons nos billets au contrôleur et terminons les viennoiseries. Nous sommes au Mans, dans la Sarthe. Nos voisins de compartiment installent un appareil contre la vitre du wagon : le chemin suivi et la vitesse apparaissent. Nous roulons donc à 301 km/h. Nous arrivons à Paris- Montparnasse à 8h10 ; juste à temps pour prendre le train pour Chantiers à 8h16. A la gare, chacune retrouve ses parents et rentre chez soi prendre un bon bain chaud !
Ainsi se termine le premier Camp de Pâques de la Patrouille du Fou de Bassan, qui restera à jamais dans nos mémoires. Un grand merci à la HP de nous avoir permis de vivre ce camp merveilleux. THE END
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